27.12 : Le bilan v.2

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Overthink a Minute
3 min ⋅ 27/12/2025

Ça y est, on y arrive. 2025 vit ses derniers instants. Plus que quelques respirations avant d’entamer un tout nouveau chapitre. C’est ce qu’on lit partout : avec 2025, c’est tout un cycle qui se clôt. Avec 2026, c’est tout un cycle qui s’ouvre. 

Pour ma part, la fin d’année amène son lot de réflexions. C’est le temps du bilan qui s’impose, loin d’être une pause pour autant. 2025 a débuté dans le doute, la confusion, le chaos le plus total. Des parts de mon être réduites à néant. Le vide. Tout a été remis en question. C’est probablement le plus intéressant, parce que c’est là que tout est à construire. Ou plutôt à reconstruire. Avec des choix conscients : avec quoi avec qui rebâtir. Des choses à garder, des choses à jeter. Y compris dans les fondations. Non sans peine. Non sans joie. Pour révéler une vérité immuable : l’inconsistance de l’existence. L’éternel mouvement des choses. 

Je le savais. Mais c’est probablement la première fois que j’aperçois toute la beauté de ce constat si simple. Rien ne se perd, rien ne se crée : tout se transforme. Pour ne citer que Saint-Augustin d’Hippone. 

Cette année, j’ai coché des cases. Matériellement sans conteste. Et bien que j’apprécie mes quelques possessions, cela m’a permis de réaliser que rien de tout cela ne me rend heureuse. Rien. Non pas que je les rendrais, ou que je n’en voudrais pas encore plus. Je me complais dans mon monde de jeune privilégiée. Et je me verrais bien l’être encore plus. Mais je me suis réconciliée avec la part de moi que j’estimais superficielle d’avoir envie de tout ça. Parce que ce confort me permet d’explorer certaines facettes. Et que l’argent me permettrait de dégager davantage de temps vers ce qui m’intéresse réellement. 

Et puis il y a d’autres cases, à d’autres niveaux. Notamment dans ce que j’incarne au présent. Pour la première fois, je me sens alignée, alignée avec ce que je suis, ce que j’ai envie d’être, et ce que je pense renvoyer. Peut-être y’a-t’il une différence avec ce que les autres perçoivent, ce dont j’apprends à me détacher. Surtout, sentiment non négligeable, je me fais de plus en plus confiance. Les erreurs de parcours sont possibles, et encouragées. Tant bien que mal. Tel un chat, je retomberai toujours sur mes pattes. Ces derniers jours, j’ai beaucoup pensé à Santiago, de l’Alchimiste. A son voyage. A ses apprentissages. A son retour. Sans départ, pas de retour possible. Siddhartha s’est aussi invité à la table de mes rêves. Siddharta et ses multiples vies. Le point commun entre ces deux-là ? La foi. Parfois laissée de côté, parfois étouffée par les bruits des autres à côté, parfois terrassée par les coups de la vie. Triomphante à l’issue de ces minuscules monuments. Et qui dit foi, dit moins d’effroi. Les peurs et leurs grosses voix deviennent des personnages presque secondaire de l’acte. Parce que la scène est suffisamment éclairée : je sais ce vers quoi je tends, sans en définir clairement les traits. Tous les chemins finissent bien par se croiser.

Pour ma part, je crois que ces chemins mènent tout droit dans les limbes. Ce dont j’ai envie, ce dont je raffole, c’est de la profondeur. Plus de faux-semblants, plus de paroles futiles. De l’échange, verbal ou non, et avec les formes s’il vous plait. Parce que le respect mutuel est le fondement de toute relation. Le silence aussi. Le silence partagé. C’est probablement là que se dégage la plus grande sérénité. Le plus grand repos de l’âme. 

L’âme. Mon sujet de 2026. Pour cette nouvelle année, ce nouveau cycle, je veux la bousculer, l’éveiller, l’encourager, la dorloter, la reposer aussi. Je veux la faire vivre, à pleins poumons, à plein gaz. Qu’elle trépigne, qu’elle s’anime, qu’elle aime, qu’elle rit, qu’elle apprenne, qu’elle grandisse, qu’elle soit défiée, qu’elle aille toujours plus haut, qu’elle se rapproche de l’avenir. Qu’elle s’exprime, tout simplement. Et si je n’ai qu’une chose à te souhaiter, c’est probablement la même chose. 

Avec tout mon amour, 

Zouzou, Zoz, le Z, Zoé, avec un Z, comme Zoé 


Overthink a Minute

Par Zoé André